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OPEN AIRCRAFT ENGINE

Construire un Bien Commun Industriel

Pourquoi nous construisons un patrimoine industriel partagé.

Aerolism Engineering développe la création de OpenAE (Open Aircraft Engine), une plateforme collaborative d'ingénierie dont l'ambition est de concevoir une nouvelle génération de motorisations aéronautiques ouvertes, modernes et accessibles.
OpenAE n'est pas uniquement un projet de moteur.
L'aviation légère doit bâtir un modèle plus résilient.
C'est une nouvelle façon d'imaginer, de développer et de transmettre les technologies de l'aviation légère. OpenAE — Open Aircraft Engine
"Imagine - Design - Build - Test - Fly - Save Together."
Le Constat
L'aviation légère a toujours été un formidable laboratoire d'innovation.

Pourtant, depuis plusieurs années, l'offre de motorisations comprises entre 50 et 65 CV disparaît progressivement. Les moteurs historiques ne sont plus fabriqués, les coûts de développement explosent et les solutions modernes deviennent financièrement inaccessibles pour une grande partie des utilisateurs.

Cette évolution n'est pas due à un manque d'idées. Elle est la conséquence d'un modèle économique devenu extrêmement difficile.

Développer un moteur aéronautique nécessite aujourd'hui des investissements considérables : conception, calculs, prototypes, outillages, essais, validation, documentation, industrialisation...

Pour un marché de niche représentant seulement quelques centaines ou quelques milliers de moteurs, une entreprise isolée peine à amortir ces investissements.

Cette réalité conduit naturellement à une concentration industrielle toujours plus forte, qui crée également une fragilité.

Lorsque les plans de définitions, les méthodes de fabrication, les essais, les connaissances et les outillages appartiennent à une seule entreprise, l'avenir du produit dépend entièrement de cette structure.

Parfois des années de développement disparaissent avec elle. Une faillite, un changement d'actionnaires, une réorientation stratégique…

L'histoire industrielle regorge d'exemples où des technologies prometteuses se sont éteintes, non pas parce qu'elles étaient mauvaises, mais parce que leur unique porteur économique avait disparu.

*** L'aviation légère doit bâtir un modèle plus résilient. ***
Le bien commun industriel
OpenAE propose une approche différente.
Nous souhaitons construire ce que nous appelons un Bien Commun Industriel.

Il ne s'agit pas de rendre l'industrie gratuite.
Il ne s'agit pas davantage de supprimer les entreprises au contraire.

Le Bien Commun Industriel consiste à préserver durablement les connaissances fondamentales nécessaires au développement d'une technologie:
  • Modèles 3D ;
  • Plans de définitions/fabrications ;
  • Méthodes de production et d'assemblage ;
  • Résultats d'essais ;
  • Procédures de validation ;
  • Documentation technique ;
  • Historique des évolutions ;
  • Justification des choix de conception.

Ce patrimoine devient progressivement indépendant des entreprises qui y contribuent.

Il ne peut plus disparaître parce qu'une société ferme ses portes.

Il continue à vivre grâce à la communauté qui le développe.

Ainsi, les entreprises ne se concurrencent plus sur la possession exclusive de la connaissance.

Elles se différencient par leur capacité à fabriquer mieux, plus vite, avec une meilleure qualité, un meilleur service, davantage d'innovation et une meilleure expérience utilisateur.
Une communauté d'Ingénierie
OpenAE rassemble toutes les compétences utiles au développement d'un moteur :
  • Ingénieurs ;
  • Techniciens ;
  • Mécaniciens ;
  • Pilotes ;
  • Fabricants ;
  • Laboratoires ;
  • Universités ;
  • Ecoles ;
  • Ateliers ;
  • Entreprises ;
  • Passionnés.

Chacun peut intervenir là où il apporte le plus de valeur:
  • Une conception 3D/2D;
  • Une simulation;
  • Une pièce usinée;
  • Un protocole d'essai;
  • Une amélioration de conception;
  • Une campagne de mesures;
  • Une documentation;
  • Une machine mise à disposition;
  • Chaque contribution compte.
Le capital technique
OpenAE ne fonctionne pas sur le bénévolat.

Chaque contribution validée génère un Proof of Engineering.

Cette validation attribue au contributeur un nombre de Points OpenAE, qui constituent son Capital Technique.

Ce capital représente l'ensemble de ses réalisations reconnues par la communauté. Il ne s'achète pas, il ne se vend pas, il se construit.

Avec le temps, ce Capital Technique devient une véritable preuve d'expérience et de compétence.

Il donne progressivement accès à davantage de responsabilités, à une plus grande participation aux décisions techniques et, lorsque l'écosystème économique le permettra, à des mécanismes transparents de redistribution de la valeur.
Une gouvernance méritocratique
La gouvernance repose sur un principe simple :
Les responsabilités s'acquièrent par les réalisations.

Au lancement du projet, Aerolism Engineering assure naturellement le rôle d'architecte système et de coordinateur.
Puis, à mesure que la communauté grandit, la gouvernance évolue.
Des référents techniques sont désignés.
Des responsables de domaines apparaissent.
Des comités de revue sont constitués.
Les décisions techniques importantes sont argumentées, documentées et tracées.

L'objectif n'est pas de voter.
L'objectif est de rechercher la meilleure solution technique découlant de l’analyse comparative, répondant au cahier des charges.
Un développement organisé
Chaque système développé sur OpenAE suit le même cycle :
  • Besoin et spécification ;
  • Analyse fonctionnelle et découpage systèmes ;
  • Architecture de lots ;
  • Conception détaillée ;
  • Revues Techniques ;
  • Fabrication ;
  • Contrôle qualité ;
  • Essais ;
  • Validation ;
  • Publication.

Chaque jalon est archivé, chaque évolution et modification est traçable.

Ainsi, plusieurs centaines de contributeurs peuvent travailler simultanément sans perdre la cohérence globale du projet.
Une économie collaborative
*** OpenAE ne vend pas un moteur, OpenAE construit un écosystème. ***

Autour du Bien Commun Industriel pourront se développer :
  • Des fabricants de composants ;
  • Des producteurs de kits ;
  • Des intégrateurs ;
  • Des sociétés d'usinage ;
  • Des centres d'essais ;
  • Des formateurs ;
  • Des ateliers de maintenance ;
  • Des bureaux d'études ;
  • Des éditeurs de logiciels ;
  • Des fournisseurs de services.

Chacun pourra créer son activité en s'appuyant sur un patrimoine technique partagé.

Une partie de la valeur créée pourra être réinvestie dans le développement du projet et contribuer au financement des prototypes, des essais, des infrastructures communes et des futurs développements.

Le succès économique des entreprises partenaires renforcera ainsi le Bien Commun Industriel, qui bénéficiera en retour à l'ensemble de l'écosystème.
Une ambition
OpenAE ne cherche pas simplement à construire un moteur.

Nous voulons démontrer qu'il est possible de développer des technologies industrielles complexes grâce à une ingénierie collaborative, rigoureuse, ouverte et économiquement durable.

Notre ambition est de faire émerger un modèle où les entreprises continuent de créer de la valeur, où les contributeurs voient leur travail reconnu, où les connaissances sont préservées, et où l'innovation ne dépend plus de la survie d'un acteur unique.
Parce que les moteurs passent, les entreprises évoluent.

Cependant, un patrimoine technique partagé peut, lui, traverser les générations.

C'est cette vision que porte OpenAE.

Construire ensemble, transmettre durablement et faire progresser l'aviation légère au bénéfice de tous.