OPENAE Open Aircraft EngineConnexion

PREMIER PROGRAMME OPENAE

905 cm³ d’ambition partagée.

Une plateforme motopropulsive ouverte pour l’aviation légère.

M0 · Architecture proposée au premier comité technique
3 cylindresEn ligne · 4T atmosphérique
65 CVCible à 5 800 tr/min
55–58 CVContinu visé, à confirmer au banc
40–44 kgMasse sèche cible avec réducteur

Ces valeurs sont des objectifs de conception M0, pas des performances démontrées. La configuration et son domaine d’emploi seront identifiés à chaque étape.

INTRODUCTION

OpenAE-905 est le premier projet moteur structuré dans le cadre de la plateforme collaborative OpenAE. Développé à l’initiative d’Aerolism Engineering, il vise à répondre à un besoin aujourd’hui insuffisamment couvert : disposer d’une motorisation moderne d’environ 65 CV, plus sobre, plus durable et plus accessible qu’un moteur quatre temps de 80 à 100 CV, tout en remplaçant progressivement la catégorie historique des moteurs deux temps tels que le Rotax 582.

Le projet repose sur une architecture spécifiquement pensée pour l’aéronautique dès l’origine, et non sur l’adaptation tardive d’un moteur automobile, moto ou motoneige. La configuration de référence étudiée est un moteur atmosphérique trois cylindres en ligne, quatre temps, d’environ 905 cm³, visant 65 CV à 5 800 tr/min et 55 à 58 CV en continu. Il est associé à un réducteur d’hélice modulaire et à une architecture électrique 48 V intégrant un alterno-démarreur.

RESUME

Le choix du trois-cylindres permet de mieux répartir les impulsions de couple qu’un bicylindre, de réduire les sollicitations sur le vilebrequin, le volant et le réducteur, et d’améliorer le comportement du moteur en mode dégradé. L’architecture retenue comprend notamment trois cylindres et trois culasses indépendants, un refroidissement liquide intégral, une distribution OHV, une lubrification à carter sec et une conception modulaire permettant le remplacement et l’évolution des principaux sous-ensembles

OpenAE-905 est conçu comme une plateforme évolutive. Une première version simple et accessible pourra fonctionner avec un carburateur central et un allumage électronique. Elle pourra ensuite évoluer vers une injection électronique, différents niveaux de redondance, une configuration flex-fuel, puis, dans un programme distinct, vers une injection directe compatible avec des carburants de type heavy-fuel pour certaines applications de drones. Cette modularité reste strictement encadrée : chaque configuration devra être identifiée, documentée, calculée et validée dans son propre domaine d’emploi.

L’objectif de masse de la configuration sèche avec réducteur, admission, allumage et alterno-démarreur est fixé à ce stade entre 40 et 44 kg. Il s’agit d’une cible de conception M0 qui devra être confirmée par la définition détaillée, les calculs, les prototypes et les essais. Les performances, masses et durées de vie annoncées à ce stade ne constituent donc pas encore des caractéristiques démontrées.

Le développement suivra une progression structurée : validation de l’architecture, pré-dimensionnement, essais de composants, fabrication d’un premier moteur entraîné, premier feu, intégration du réducteur et de l’hélice, puis essais d’endurance par paliers de 50, 150 et 500 heures avant toute validation d’installation en vol ou sur drone. L’objectif initial est de démontrer une base robuste permettant ensuite de viser un TBO de 1 000 heures.

Comme tous les projets OpenAE, OpenAE-905 ne repose pas sur une simple publication de fichiers. Il s’inscrit dans une démarche d’ingénierie collaborative gouvernée, avec gestion de configuration, documents d’interface, lots de travail, revues techniques, traçabilité des décisions, validation expérimentale et publication progressive de releases identifiées. L’ambition est de faire émerger une motorisation réellement fabricable, maintenable, améliorable et transmissible, sans que sa connaissance dépende de la survie d’une seule entreprise.

Une progression documentée

Chaque sujet suit une progression adaptée à son périmètre et à sa configuration : composant, sous-ensemble ou moteur complet. Des sous-étapes définissent les analyses, contrôles, revues et essais physiques nécessaires.

Les essais physiques peuvent intervenir dès les premiers niveaux, notamment de M1 à M5. M8 désigne la campagne d’essais de l’ensemble constitué ; il ne marque pas le début des expérimentations.

M7 — Validation industrielle : ce jalon correspond au lancement officiel et à la publication de la campagne de chiffrage définitif et des appels d’offres, pour le périmètre et la configuration concernés. Il ne désigne pas le début de l’évaluation de la faisabilité de fabrication.

Dès M1 et tout au long du développement, la faisabilité de fabrication, la réduction et la maîtrise des coûts (« cost killing »), ainsi que la réduction des incertitudes et des risques (« derisking »), sont examinées en continu. Ces travaux sont intégrés aux sous-étapes et aux revues selon le contexte de chaque sujet.

Des rythmes de progression propres à chaque sujet. Chaque élément et chaque sous-ensemble peuvent avancer individuellement, à des rythmes différents selon leur contexte, leur complexité, les incertitudes à lever et les moyens disponibles. Ils peuvent donc se trouver simultanément à des niveaux de maturité différents. La progression de l’ensemble est évaluée séparément, en tenant compte des interfaces, des dépendances et des preuves d’intégration nécessaires ; elle n’est pas déduite automatiquement du niveau atteint par un élément isolé.

M0

Proposition

M1

En étude

M2

Définition préliminaire

M3

Prototype conceptuel

M4

Définition détaillée

M5

Analyses et vérification

M6

Validation technique

M7

Validation industrielle : lancement du chiffrage définitif et des appels d’offres

M8

Campagne d’essais de l’ensemble constitué

M9

Définition ajustée et industrialisable

M10

Éprouvée en service

Les sous-étapes obligatoires, les critères d’acceptation et les preuves attendues sont définis selon le sujet. Le passage au niveau suivant exige une revue documentée ; les écarts bloquants doivent être levés. La validation d’un composant ne fait pas progresser automatiquement le moteur complet.

Les niveaux M0 à M10 décrivent la maturité interne OPENAE ; ils ne constituent pas une certification réglementaire.